Vos questions

Vous trouverez ci-dessous les questions posées par les citoyens classées dans l'ordre inverse des dates.
Où en sont les projets de centre aquatique tant attendu sur le Haut-Plateau ?

Les deux dossiers suivent leur cours.

Du côté d’Aquamust, les investisseurs privés qui ont repris le projet vont poursuivre les travaux entamés l’automne dernier selon les plans homologués et le permis de construction entré en force.

Du côté du projet d’Aqualoisirs, le dossier avance aussi. En effet la volonté est de trouver un partenariat public/privé. Actuellement un groupe privé analyse la faisabilité. Nous avons bon espoir que tout soit réglé, sur ce plan, ces prochaines semaines.

Des décisions pourront donc être prises par les délégués de l'ACCM. Lancer ce type de grand projet peut vous paraître très long mais il faut suivre un tel processus qui fait partie du jeu.


Stéphane Pont, président du comité directeur de l’ACCM.


PS : Pour couper court à toute interrogation, cette réponse est bien la dernière apportée à laquelle nous répondons car elle a été posée bien avant la prise de position des autorités sur les questions anonymes.

M. Lamon, vice-président de Crans-Montana Energies SA et président de Montana, s’est-il récusé ?

La demande ne présentant pas un potentiel conflit d’intérêt ni une quelconque pression pour obtenir un avantage au détriment d’une des parties concernées, mais plutôt une situation de concordance d’intérêts, il n’y a pas eu demande de récusation lors de la prise de décision. 

 

Claude-Gérard Lamon. Président de la commune de Montana.

D’où provient l’argent que Crans-Montana Energies SA ?

Crans-Montana Energies SA a planifié des travaux et a réservé les besoins de financement y relatifs auprès d’un institut bancaire afin de pouvoir engager ces travaux. La réalisation des travaux avance en fonction de paramètres qui ne dépendent pas entièrement de la société. Il se produit ainsi un décalage entre la planification et les réalisations ce qui occasionne des liquidités disponibles en compte-courant.

 

Claude-Gérard Lamon. Président de la commune de Montana.

Est-il légal que Crans-Montana Energies SA prête de l’argent à une municipalité ?

Du point de vue de la société Crans-Montana Energies SA, le transfert financier en question est à considérer comme un placement de liquidités temporairement disponibles, à des conditions plus favorables pour la société que celles en vigueur sur un compte-courant bancaire, dans le contexte actuel de taux d’intérêts négatifs appliqué par la BNS.

Du point de vue juridique, il s’agit effectivement d’un contrat de prêt. Le fait que cela ne figure pas dans le but de la société ne signifie pas que la société ne peut pas procéder à une telle transaction.


Claude-Gérard Lamon. Président de la commune de Montana.

Qui est à l’origine du prêt de Crans-Montana Energies SA à la Commune de Montana ?

Il est courant entre sociétés ou institutions partenaires de procéder à de telles opérations, qui en soit représentent de la gestion de trésorerie au niveau administratif.

En l’occurrence, il s’agit  d’une demande administrative effectuée de concert avec l’administration et sur mon initiative, pour des raisons de timing.

A ce jour, les investissements prévus au budget 2016 pour ce qui concerne la réalisation des grands projets ont été affinés sur la base des devis de soumissions rentrées et approuvés avec les financements à long terme y relatifs par notre Conseil communal. Le financement à court terme de Crans-Montana Energies sera remboursé au 31.12.2016.

 

Claude-Gérard Lamon. Président de la commune de Montana.

Pourquoi les 6 communes ne sont-elles pas parties prenantes du centre médical ?

Les six communes de Crans-Montana ont toujours considéré et considèrent toujours que le dossier de centre médical et donc de la santé des habitants et des touristes constituent l’une des priorités absolues de notre action.

Malheureusement, le projet avec le groupe Magellan n’a pas pu aboutir.

Nous avons immédiatement repris nos démarches pour trouver les bonnes solutions permettant d'assurer à long terme une médecine de premier recours de qualité et  une médecine de famille de confiance à Crans-Montana. Nous y mettons toute notre énergie et espérons vivement que ce dossier trouve une issue favorable ces prochains mois.

L’attente est grande et le processus parfois très lent, mais c’est aussi le signe de la complexité du dossier.


Stéphane Pont, président du comité directeur de l’ACCM et président de Mollens.

La communes ont-elles planifé le stationnement en permanence d'une ambulance sur le Haut-Plateau ?

A Mollens comme la décision est de la compétence du Conseil communal et qu'à l'époque de la préparation du budget 2016 nous n'étions pas définitivement au clair en ce qui concerne le financement définitif, l'exécutif de Mollens avait décidé de ne pas mettre de montant au budget et de prendre la décision ultérieurement.

Les communes de Chermignon, Montana, Randogne, Lens et Icogne ont inscrit leur part au budget 2016.  

 

Stéphane Pont, président du comité directeur de l’ACCM et président de Mollens.

 

 

 

Qu'en est-il exactement du cautionnemenmt CMA en cas de refus de la commune d'Icogne ?

Les citoyennes et citoyens de la Municipalité d'Icogne sont convoqués en Assemblée primaire le mardi 5 avril à 20h00 avec comme seul objet, à part les divers, "Cautionnement conjoint de CHF 500'000.-- pour la modernisation des infrastructures du domaine skiable de Crans-Montana". 

Le Conseil municipal d'Icogne veut démonter ainsi qu'il entend continuer de jouer la solidarité entre les six communes de Crans-Montana pour ce qui concerne les infrastructures touristiques. On ne peut que s'en féliciter.

 

Stéphane Pont, Président du comité directeur de l'ACCM et président de Mollens

 

Les coûts de mise en route de la fusion ne risquent-ils pas d'avaler tous les bénéfices attendus ?

Une énergie considérable sera nécessaire pour mettre en place la nouvelle commune. Des moyens aussi sans doute. Mais, rappelons-le, nous n'avons pas promu ce projet pour a priori faire des économies. Le projet de fusion vise à plus d'efficacité dans la gestion de notre territoire et dans la prise de décision. Les économies viendront peut-être sur la durée, mais elles seront "avalées" - comme vous le dites si bien -,  par d'autres dépenses qui sont en croissance, notamment celles de la prévoyance sociale. 

Fusion ou pas, nous allons vers des années difficiles, car les recettes fiscales ont pris une pente descendante, alors que les dépenses de fonctionnement ont tendance à croître. 

La fusion des communes n'accroît ni ne diminue cette tendance à la baisse. Elle permet simplement de la gérer à une autre échelle, ensemble et de manière plus efficace.

C'est le sens du projet que nous soumettons à la population.

 

Pourquoi lancer un processus de fusion avec une telle précipitation sans Lens et
Icogne ?

De manière générale, la question de la fusion est en débat dans nos communes depuis une trentaine d'années.

Avec la loi sur les communes de 2004, la possibilité de constituer des associations de communes à buts multiples a été instituée. Cette loi favorisait encore la fusion des communes. Les autorités de l'époque ont estimé que les choses n'étaient pas mûres pour la fusion et que l'association permettrait de faire une premier pas dans le rapprochement des communes. Pour diverses raisons, il n'a pas été possible d'ajouter des buts nouveaux à l'association des communes. L'ACCM n'a en gestion effective que trois domaines : l'entretien et la mise en place des infrastructures touristiques, la police locale, le feu. Les autres sont de l'ordre de lignes directrices, qui doivent être reprises pas les communes. C'est dire que la gestion de Crans-Montana n'est pas optimale car, dans le fond, chaque commune tend à préserver son "pré carré".

Durant la période administrative qui dure 4 ans, le moment pour poser cette question de la fusion est idéal. En cas d'acceptation, il y aura encore 18 mois pour travailler à l'établissement de la nouvelle commune, qui devra être fonctionnelle le 1er janvier 2017. En reportant à plus tard ce vote, nous aurions dû prévoir une mise en vigueur de la nouvelle entité le 1er janvier 2021. Le délai relativement court est par ailleurs suffisant pour que les citoyennes et citoyens aient le temps de se faire une opinion.

La commune de Lens, par un vote populaire a décidé de ne pas participer à l'étude sur la fusion. Partant de là, on peut se demander si la décision de nos amis Lensards valait aussi pour les citoyennes et citoyens des autres communes. Les Conseils ont répondu négativement à cette question et proposent ainsi à leur population de se déterminer à son tour, sur un projet certes différent, mais qui va quand même dans le bon sens. 

 

Est-ce que les déductions de CHF 300.- par enfant de Chermignon seront maintenues ?

Cette mesure d'encouragement aux domiciliés en vigueur sur la commune de Chermignon correspond à une déduction sur le bordereau d'impôt d'un montant de CHF 300.- par enfant et CHF 100.- par adulte.

Cette mesure "coûte" au ménage communal CHF 360'000.- environ. Elle est décidée d'année en année par le Conseil, suivant les possibilités financières de la commune. Pour une famille avec enfants, elle est effectivement intéressante.

Fusion ou pas, c'est donc une mesure qui n'est pas garantie sur la durée. On sait que les recettes fiscales sont en décroissance. Le Conseil n'aura peut-être pas la possibilité de la maintenir.

De manière plus générale, on peut dire que cette mesure dépend aussi de la politique sociale de la commune et, bien sûr, de la nouvelle commune. A ce stade, on ne peut pas dire que cette mesure sera maintenue de manière pérenne, ni à Chermignon, ni dans la future commune.  On ne peut pas dire qu'elle non plus qu'elle ne sera pas maintenue.

Par contre, il est évident qu'elle ne pourrait pas être maintenue que pour les habitants de l'ancienne commune de Cherminon. On créerait en le faisant une inéquité criarde, et donc inacceptable.

 

Comment régler le problème de l'assainisssement des décharges de Chermignon et de Montana ?

Merci pour votre question, qui a trait à des sites qui datent d'une époque où les pratiques n'étaient pas celles d'aujourd'hui et qui sont recensées dans quasi toutes les communes valaisannes.

Selon la législation actuelle, il existe deux sites pollués qui nécessitent une surveillance sur les communes de Chermignon et Montana. Concernant la zone des Briesses, la surveillance est en place depuis 1982. Ces deux zones ne sont pas à assainir. Le montant de Fr. 8 mios articulé ne repose donc sur aucune base établie. La fusion ne vise donc pas à collectiviser ces sommes sur les autres communes.

Une réponse plus complète figure sur le forum Chermignon.ch
Combien coûte la fusion et qui la finance ?

C'est seulement à la fin du processus que nous pourrons annoncer le coût global de ce projet. La part de Chermignon figurera d'ailleurs sur les comptes 2015 et sera dès lors portée à la connaissance des citoyennes et citoyens. 

Pour l'instant, nous pouvons donner d'ores et déjà les éléments suivants :

  1. Le devis du bureau d'étude atteint CHF 117'800.--  et comprend l'ensemble des travaux jusqu'au rapport final qui sera soumis au Grand Conseil.
  2. Le devis pour l'agence de communication s'élève à CHF 57'500.-- Il comprend la mise en place du site internet, la conception des journaux d'information et les relations avec la presse.
  3. L'édition et l'expédition des journaux de la fusion (en principe 3 parution) revient à CHF 5'250.-- par numéro. 
  4. Le travail des conseillers membres du groupe de pilotage fait partie intégrante de leur mandat.
  5. Pour les membres des commissions qui ont travaillé dans le projet de la fusion, les représentants de Chermignon perçoivent CHF 60.-- par séance et CHF 30.--/h pour des travaux de préparation. Ces montants sont réglés selon un décompte qui doit nous être fourni au terme du processus. La situation peut être légèrement différente pour les autres communes. 
  6. Pour les cafés-citoyens, nous avons offert quelques bouteilles et des plateaux de fromage. On peut estimer la dépense à CHF 300.-- par séance. 
  7. C'est bien sûr les communes qui financent ce projet, sur la base d'une répartition d'1/4 chacune. Pour Chermignon, CHF 18'000.-- figuraient au budget 2014 et HF 15'000.-- au budget 2015. 
  8. L'Etat du Valais contribue pour un montant de CHF 120'000.-- , soit CHF 30'000.-- par commune participante, à condition que le projet soit porté au vote.
  9. L'Etat du Valais contribue, en cas de fusion, à un montant de CHF 5,8 millions.
Pourquoi faire un nouveau bureau communal à Montana ?

Le projet de renouvellement des bureaux de la commune de Montana a démarré bien avant le processus de fusion. La commune de Montana a ainsi vendu le vieux bâtiment du Cécil et finance ainsi la mise en place de nouveaux bureaux dans le bâtiment Stephani, au centre de Montana. La commune se doit d'avoir des locaux accueillants et fonctionnels. Elle a fait le choix de rester au centre de Montana, car le secteur sera bien équipé en parkings. S'il y a fusion, ces bureaux accueilleront un ou plusieurs services communaux. Si la fusion ne se fait pas, au Stephani prendront place les nouveaux locaux administratifs de la commune de Montana. Ces locaux sont donc nécessaires, tout autant à la commune de Montana qu'à la nouvelle commune.

Pourquoi les armoiries rappellent le passé et non le sentiment d’unité de la nouvelle commune ?

Les 4 étoiles représentent effectivement les 4 communes. Les deux couleurs reprennent le bleu de Chermignon et le rouge des communes de Montana, Randogne, Mollens. Pour le reste, vous relevez qu'elles font référence au passé. C'est sans doute le cas de toutes les armoiries. Le Valais, c'est 13 étoiles, 13 districts. La France, trois couleurs, qui ont chacune un sens. Les deux demi-cantons de Bâle ont la crosse, qui rappelle les évêchés. La croix Suisse rappelle paraît-il celle de Schwytz. Si l'on voulait représenter l'avenir, ou la suggérer, qu'est-ce que l'on pourrait mettre? Une chaîne? Des jumelles? Un ordinateur? Un anneau? Bien malin celui qui trouverait la solution. Ajoutons enfin que l'élaboration de l'armoirie répond aux règles extrêmement contraignantes de l'héraldique. 
Les Conseils proposent ce choix, entre deux versions autour du même thème. Cette armoirie permettra de reconnaître la nouvelle commune. C'est le temps qui lui donnera sa véritable identité.

 

Comment va se passer la mise en conformité des papiers d’identité ?

A priori, cette mise en conformité des papiers d'identité (carte, passeport, permis, etc.) se fera au rythme des renouvellements, soit parce que la date de validité est atteinte, soit parce que le citoyen souhaite le faire de lui-même. Pendant un certain nombre d'années, il y aura donc une cohabitation entre des cartes Chermignon, Montana, Randogne, Mollens, Crans-Montana. Il est évident par contre, que dès le 1er janvier 2017, les nouveaux papiers seront établis avec comme lieu d'origine "Crans-Montana". Concernant des papiers qui seraient à renouveler entre juin 2015 et janvier 2017, ils doivent l'être sur la base du régime actuel. 

Comment seront calculées les primes de l’assurance maladie dans la nouvelle commune ?

Actuellement, les primes de l’assurance maladie de la Commune de Mollens sont calculées par rapport à la zone 1 (coût moins élevé). Tandis que les citoyens des autres communes sont taxées par rapport à la zone 2 (coût plus cher). C'est l'office fédéral de la santé publique qui détermine les régions. Il ne nous est pas possible d'apporter plus de précisions pour l'instant. A noter que la différence, pour la prime de référence de base pour un adulte, est de CHF 26.--/mois.

Existe-t-il un garde-fou sur les investissements des communes jusqu’en 2017 ?

Le contrat de fusion prévient ce genre de cas. Chaque commune doit respecter son plan financier. Si, du côté des investissements, elle s'en écarterait pour un projet de plus de 20%, elle devrait requérir l'accord des 3 autres communes. Le but est que rien ne vienne péjorer la situation d'une commune au moment de la mise en oeuvre de la nouvelle commune. Le contrat de fusion est en voie de finalisation. Il sera connu de la population lors du vote de 14 juin. Dit contrat de fusion sera soumis par la suite au vote populaire, si la fusion est acceptée, lors de l'une des votations de la fin de l'année.

La taxe sur les résidences secondaires sera-t-elle mise en application dans la nouvelle commune ?

Mollens est la seule commune qui l'a acceptée la Taxe de remplacement d’occupation (TROc). Avec l'accord du législatif communal, le Conseil municipal de Mollens a décidé de ne pas la mettre en oeuvre pour l'instant. On peut partir du principe qu'elle ne sera pas mise en oeuvre sous la forme votée dans la nouvelle commune. 

Pourquoi ne pas appeler la nouvelle commune "Moncheramo" ?

Merci pour votre proposition, effectivement bien pensée et subtile.

Il est à craindre cependant qu'elle ne puisse pas être utilisée, car il n'y a pas de lieu-dit correspondant à ce montage.

La fusion permettrait d'être en dessous des 20% de résidences secondaires ?

La fusion des 4 communes de Chermignon, Montana, Randogne et Mollens n'amène à aucun changement notable à propos de l'application de la Lex Weber, car ces 4 communes ont un taux de résidences secondaires largement supérieur à 20%. Il se situe à 50% pour Chermignon, 60% pour Montana, 65% pour Mollens et 75% pour Randogne, selon les données de l'office du développement territorial. (ARE) Le projet de fusion des 4 communes n'a d'ailleurs pas comme visée de se soustraire aux conséquences de la Lex Weber. Dans le même sens, il ne vise pas à atténuer les effets de la LAT.

Comment relancer Crans-Montana ? Y a-t-il une alternative à la fusion ?

Il est évident que ce n'est pas la fusion en elle-même qui va améliorer le nombre de nuitées à Crans-Montana. Par contre, une commune plus importante aura plus de moyens pour mettre en place les conditions-cadres permettant le développement de l'économie en général, du tourisme en particulier. La fusion est un projet politique d'abord. Elle facilite la gestion de ce territoire commun de Crans-Montana, le poumon économique de toute la région.

Comment seront imposés les forfaits fiscaux dans la nouvelle commune ?

La base de l’imposition à forfait va être portée à Fr. 220'000.-- minimum pour les nouveaux forfaits. Quant à augmenter massivement les anciens, c'est une question qui devra se poser à la nouvelle administration. Reste que l'imposition, même pour les forfaits, ne doit pas être arbitraire. Sans quoi, les bénéficiaires s'en iront et la ressource sera rapidement épuisée.

Le potentiel d’économies des 4 communes réunies serait-il un sujet tabou ?

Dans une commune fusionnée, il y aura sans doute, sur la durée, quelques économies de postes en supprimant divers doublons. Reste à savoir s'il y aura une économie financière, car, à l'évidence, le niveau des postes mis au concours sera pus élevé. Le Nouvelliste mettait d'ailleurs récemment en évidence la situation des salaires des chefs de service dans 4 grosses communes du Chablais. Les salaires sont largement supérieurs à ceux de nos communes.

 

 

Est il correct que si R21 est acceptée, on devra constituer un conseil général ?

Le processus R21 vise à adapter de manière extrêmement novatrice l'organisation territoriale et politique de notre canton. Des éléments concernent tout d'abord le canton lui-même avec de nouveaux modes d'élection du Conseil d'Etat et du Grand Conseil. L'organisation territoriale est de même revue.

Au niveau des communes, dès 5000 habitants, le conseil général devient la norme, sauf si la population, dans un vote à l'urne, décide le retour à l'assemblée primaire. A ce que l'on sait aujourd'hui, il n'y a donc pas de constitution impérative d'un conseil général. Le rapport R21 utilise le terme "présomption".

Qui animera les soirées d'information et les citoyens pourront-ils choisir le lieu ?

Chaque exécutif communal s'est organisé pour que la soirée soit informative et surtout ouverte au dialogue. L'engagement d'un modérateur a été suggéré, afin de relancer les débats si nécessaire. Ce modérateur pourra être un journaliste ou un collaborateur du bureau qui a procédé à l'étude. Pour la soirée du 5 mars à Ollon, il y a encore un petit doute. Par contre, à Chermignon d'en Haut, ce sera M. Samuel Bonvin, journaliste à Canal 9,  qui tiendra ce rôle.

Concernant la participation à un café-citoyen sur une autre commune, ce n'est bien sûr pas interdit. Mais le rôle du café-citoyen est  de permettre aux citoyens de pouvoir partager leurs attentes, mais aussi leurs doutes, avec les autorités de leur commune.

Par contre, la rencontre qui sera organisée à Crans-Montana le 15 avril sera dévolue aux habitants des 4 communes.

Pensez-vous que les Chermignonards sont prêts à abandonner leurs partis de familles ?

La constitution d'une nouvelle commune va certainement remettre en question l'organisation clanique traditionnelle de la commune de Chermignon. Pour autant, le sentiment d'appartenance à un clan ou à un autre ne va pas disparaître du jour au lendemain. Ces partis vont sans doute perdurer sous une forme différente, peut-être plus diffuse au niveau d'une commune de plus de 10'000 habitants, mais toujours aussi importante pour Chermignon.

Il y aura toujours la bourgeoisie, les banques et les fanfares pour faire perdurer le système clanique chermignonard. Est-ce un bien? Est- un mal?

Il appartient à chacun de se déterminer sur cette question et de faire ensuite le choix qui s'impose.

Pourquoi ne pas appeler la nouvelle commune Chermoran ?

La proposition que vous faites a été examinée par le comité de pilotage, mais elle a dû être écartée car elle ne correspond pas à un "lieu-dit" des 4 communes.

En effet, ce nom avait été proposé en son temps lors du projet de golf qui avait été envisagé entre Chermignon, Montana et Randogne (Bluche). Ce projet n'avait par la suite pas été mis en oeuvre, car d'autres golfs avaient été créés en Valais et nous aurions eu pléthore de golfs. Le mot Cher-mo-ran vient  donc de Cher-Mignon, Mo-ntana, Ran-donge. Ce nom aurait passé pour un golf. Par contre, il ne convient pas pour une commune. Ajoutons encore que ce nom ne fait pas état de Mollens, ce qui, reconnaissons-le, aurait été mal perçu. 

Qui prendra en charge les frais du projet de l'Aminona si les Russes l'abandonnent ?

Votre question nous permet de rappeler tout d'abord quelques principes de bases lors d'une fusion de communes:

1. La nouvelle commune reprend l'ensemble des obligations, engagements, contrats, actifs et passifs des communes constituantes.

2. Le nouveau conseil, comme tout conseil d'ailleurs, a par la suite toute légitimité juridique et démocratique pour gérer les dossiers dans le sens du bien général de la nouvelle commune.

3. Jusqu'au 1er janvier 2017 en cas de fusion, chaque commune gère les dossiers en cours selon son propre plan de développement.

Ces principes reconnus, la réponse à votre question peut être articulée de la manière suivante:

Le panier de la mariee

Dans le processus de fusion des 4 communes, chacune amène dans le "panier de la mariée" ce qu'elle a et ce qu'elle est. Chermignon, par exemple, est une commune bien équipée, mais dont le territoire à valoriser est relativement réduit. C'est une commune qui dispose de peu d'espaces à bâtir pour des projets d'importance régionale. On peut penser aux secteurs de l'Ehanoun et de l'Etang Long à Crans. A la hauteur des villages, il y a surtout la zone industrielle de Ley de Sion, gérée avec Lens, mais dont le développement est freiné par des prairies sèches d'importance nationale. Montana n'est guère plus vaste, mais le potentiel est encore important, avec tout le secteur de l'hôtel du Parc et le revers de la Moubra. On peut encore penser au secteur du camping, où devrait s'ériger le futur centre aquatique de Crans-Montana. A la hauteur de Montana-Village, il y a encore l’immense parcelle appartenant à l’armée suisse, sur laquelle restent les décombres de la Maison Général Guisan. Randogne dispose de vastes zones à bâtir et son potentiel paraît encore très grand.

Aminona Luxury Resort and Village SA  

Mollens amène aussi de vastes espaces à bâtir en zone touristique. La nouvelle commune reprendra le tout et devra faire son propre plan de développement. Concernant l'Aminona, la situation est relativement simple. Si le projet se réalise, tout ou partie, les retombées seront bien sûr pour la nouvelle commune. S'il ne se réalise pas, les espaces à bâtir perdureront et permettront l'élaboration de nouveaux projets à l'avenir. Si le projet s'arrête en cours de développement, la nouvelle commune devra activer la garantie financière que le constructeur devra déposer au moment du démarrage des travaux de construction proprement dits. 

 En conclusion, on peut dès lors affirmer que la nouvelle commune, si les citoyens la plébiscitent, sera mieux à même de traiter les dossiers complexes que chaque commune doit gérer actuellement de manière autonome.

Quand pourrez-vous proposer des noms pour la nouvelle commune ?

Le nom qui avait été choisi, "Noble et Louable Contrée", avait été accepté par les Conseils. Par contre, il a été refusé au plan fédéral, parce qu'il ne correspond pas à un lieu-dit.

Le groupe de pilotage a dû se mettre à la recherche d'un nouveau nom et qu'il doit, surtout, faire un certain nombre de vérifications avant de l'annoncer. Ce nom devra bien sûr être connu au moment du vote du 14 juin 2015. Quand il aura été choisi par le comité de pilotage, il devra être validé par les quatre conseils. C'est donc possible qu'il ne soit pas connu avant les premiers cafés-citoyens.

Le nom de la nouvelle commune est certes important, mais ce n'est pas non plus l'essentiel dans la démarche de fusion.

Quel est ou quels sont les avantages d'une fusion à 4 pour la commune de Chermignon ?

Effectivement, dans un projet de fusion, on peut se demander ce que chacun des futurs « mariés » retire comme avantage.

nouveaux projets

La commune de Chermignon est une petite commune par son territoire. Son potentiel de développement est relativement restreint, même s’il reste quelques possibilités. Au niveau des zones à bâtir, elles peuvent encore se remplir, mais la place pour des projets d’importance, genre immeubles, est restreinte. La zone artisanale et industrielle de Ley de Sion tarde à se mettre en place, car le projet est toujours bloqué par des prairies sèches d’importance nationale à compenser. Quand tout cela sera accepté, la zone devra être aménagée et équipée. A Crans, le secteur de l’Etang Long présente un potentiel important, mais, s’agissant d’un terrain stratégique, son développement devra être bien pensé. Il y a encore une vaste zone à l’Ehanoun, mais, là aussi, tout paraît bloqué. Dans les projets en cours, il y a encore la surélévation de la digue de Plans-Mayens. Dans ce cas, l’engagement financier est très important pour notre commune seule.

En fait, pour poursuivre son développement, notre commune doit s’associer d’ores et déjà à d’autres collectivités. C’est le cas par exemple dans le domaine des équipements touristiques. Elle doit participer à des infrastructures faites ailleurs.

Capacités financières

La commune de Chermignon a quitté les marges d’autofinancement « stratosphériques » qu’elle a pu atteindre il y a quelques années. Son potentiel de ressources va se réduire et elle devra donc faire appel plus souvent à d’autres pour réaliser des projets d’envergure.

Au plan politique enfin, les partis ont de plus en plus de peine à trouver des candidats. C’est tout juste s’ils arrivent à fournir 5 noms pour 5 postes, ce qui, avouons-le, n’est pas un signe de vitalité politique.

La mise en commun des moyens est déjà d’actualité, mais les communes le font en créant toute une série d’associations à buts multiples ou uniques dont le pilotage échappe parfois aux exécutifs et sur lesquels le législatif n’a rien à dire.

Démocratie

Dans une fusion des 4 communes, le citoyen se réapproprie des droits démocratiques qu’il a perdus actuellement. Les exécutifs gagnent en force de travail et en représentativité. Finalement, Chermignon a accès à un vaste territoire à l’Est sur lequel elle n’a pas prise aujourd’hui.

Au final, c’est un mariage. Chacun vient avec ce qu’il est et ce qu’il a. Tous perdent un peu, mais ensemble ils gagnent beaucoup plus.

Prévoyez-vous revoir l'estimation de la marge d’autofinancement vu l’évolution de l’économie ?

Les pages 40 et 41 du rapport de fusion sont claires à ce sujet. La marge d'autofinancement de 20 millions correspond à la moyenne des années 2008 à 2013. Pour les années prochaines, le rapport fait état d'une marge d'autofinancement de 9.8 millions.

Ce montant demeure une estimation prudente, car de nombreux facteurs peuvent encore le corriger. La défiscalisation des allocations familiales en est un. On peut encore penser à des modifications fiscales concernant les entreprises ou à la mise en vigueur d'un impôt sur les successions. Enfin, l'évolution de la situation économique  générale impacte directement la marge d'autofinancement.

La marge d'autofinancement peut être aussi influencée par d'autres moyens : étalement des investissements, diminution des frais d'entretien, renégociation de certains contrats et taux des amortissements comptables. A ce stade, on ne peut donc faire que des projections, car la marge d'autofinancement de la future nouvelle commune sera la conséquence de choix politiques décidés par les nouvelles autorités.

Le site internet ne propose pas un vrai forum de discussion. Avez-vous peur du dialogue en ligne ?

Les questions posées par les citoyennes et citoyens sont mises progressivement en ligne, avec les réponses des communes. La question d'un véritable débat en ligne pose d'autres difficultés pour lesquelles nous n'avons pas encore une position déterminée :

1. L'anonymat de celui qui pose la question: si l'on accepte des questions anonymes, on laisse la place à toutes sortes d'interventions qui peuvent être formulées par la même personne, mais sous des pseudos différents. On peut alors se trouver avec des interventions positives ou négatives, mais pas représentatives des réels soucis des habitants. Dans le même sens, on peut avoir des avis qui viennent de citoyens d'autres communes et qui tentent d'influencer le vote.

2. La modération du forum : des règles doivent être émises pour savoir ce qui est acceptable de ce qui ne l'est pas dans les interventions.

3. Le suivi en temps réel de ce qui s'y passe : pour l'instant les communes n'ont pas mis en place cette ressource.

Nous dialoguons donc volontiers en ligne, mais la démocratie implique aussi que celui qui veut dialoguer dise qui il est. Rappelons encore que les numéros de téléphones des présidents figurent dans le dossier de presse et que, dans le même sens, l'ensemble des conseillers est atteignable.

A combien se montent les dettes communales de chaque communes au 31.12.2014 ?

Relevons tout d'abord que pour les dettes communales 2014, il faudra attendre les assemblées primaires de juin 2015 pour avoir les réponses précises. Nous donnerons donc des indications pour la dette communale 2013, d'ores et déjà connue.

Chermignon

Endettement net au 31.12.2013 : pas d'endettement 

Montana 

Endettement net au 31.12.2013 : pas d'endettement

Randogne

Endettement net au 31.12.2013 : pas d'endettement 

Mollens 

Endettement net au 31.12.2013 : CHF 3'160'000.--

 

L'absence d'endettement net ne signifie pas que la commune n'a pas de dettes bancaires

Pour des questions de lisibilité, les montants qui figurent dans la réponse ont été légèrement arrondis. 

Quelles sont les marges d'autofinancement 2014 et 2015 selon les budgets pour chaque commune ?

Pour des questions de lisibilité, les montants qui figurent dans la réponse ont été légèrement arrondis.

Chermignon

Marge d'autofinancement 2014 selon budget :
CHF 6'080'000.--
Marge d'autofinancement 2015 selon budget :
CHF 3'400'000.--

Montana

Marge d'autofinancement 2014 selon budget :
CHF 1'703'000.--
Marge d'autofinancement 2015 selon budget :
CHF 1'336'000.--

Randogne

Marge d'autofinancement 2014 selon budget :
CHF 3'389'000.--
Marge d'autofinancement 2015 selon budget :
CHF 4'646'000.--

Mollens

Marge d'autofinancement 2014 selon budget :
CHF 780'000.--
Marge d'autofinancement 2015 selon budget :
CHF 680'000.--

Avez-vous pensé au projet de fusion avec les communes de Venthône, Veyras et Miège ?

Nous n'avons effectivement pas envisagé une fusion dans cette direction, car le projet initial, sur lequel la population avait été sondée par l'institut MS Trend concernait les six communes de Crans-Montana, d'ores et déjà regroupées sous l'ACCM et sous de nombreuses autres collaborations à 2, 3, 4, 5 et six communes suivant les tâches.

Nous avons donc une grande habitude dans le travail autour de Crans-Montana et c'est bien sûr dans ce sens que le travail a été entrepris. L'idée de la fusion a 6 ayant été rejetée par le Conseil d'Icogne et par la population de Lens lors d'un vote à l'urne, il était donc normal que le processus continue à 4.

Rappelons encore que les trois communes dont vous parlez ont démarré leur processus bien après nous, car elles lancent seulement maintenant l'étude sur la fusion.

Enfin, il est évident que c'est bien la gestion de ce territoire partagé autour de Crans-Montana qui motive le projet de fusion en cours. Et là, il n'y a pas de doute sur le fait que les trois communes de Venthône, Veyras et Miège s'en distancient notablement.

 

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