La fusion est une perte d'identité

Olivier Cottagnoud

Une fusion est une perte d’identité, et pour une commune, une perte de droits minimaux ancrés dans la loi. Par exemple, le droit à un service public. Saviez-vous que La Poste regarde si une commune possède plusieurs offices de poste avant d’en fermer un ? Quand une fusion n’est pas absolument une nécessité, on observe souvent, sur le devant de la scène, des personnalités en quête d’avantages, et les opposants mis au pilori.

La fusion ne représente qu’une des multiples formes de collaboration louable entre communes (police, UAPE, pompiers, écoles…). Elle ne doit pas s’imposer comme une nécessité institutionnelle, surtout quand il n’y a aucune obligation à le faire. Ces collaborations peuvent très bien se réaliser sans la perte d’identité que provoque une fusion. Cette dernière devrait logiquement mener à une baisse de coûts car elle permet de regrouper les services et supprimer les doublons. Mais qui aura le courage de couper telle ou telle administration ou service ? Généralement, les nouvelles autorités gardent toutes les structures existantes, voire les perfectionnent en engageant des spécialistes et engendrent par-là l’effet inverse, soit une hausse des impôts.

De plus, après la fusion, on assiste à une perte de pouvoir de chacun sur son environnement immédiat par une dilution dans une délégation toujours plus lointaine et finalement on se retrouve citoyen d’une commune où l’on n’a plus prise sur rien. 

La démocratie est-elle un problème à régler ou une cause à défendre ?

powered by /boomerang